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Première réaction face au décret ! | Enregistrez-vous pour poster |
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| jcvillanueva | Envoyé sur : 30/5/2010 22:21 |
Modérateur ![]() ![]() Inscrit le: 24/1/2007 De: Envois: 60 |
Première réaction face au décret ! En notre actualité, mon rôle de modérateur de cette rubrique, en ce contexte gravissime pour notre profession de psychologue, me commande non seulement d'animer le débat, mais de le créer, tant nous nous devons d'être réactifs, aussi je n'hésite pas, non sans responsabilité,à lancer ce texte, aujourd'hui, plus que provoqant, en passe de devenu subversif :
Sacré discrédit du petit décret massacreur Comment garder sa position de praticien de la psychothérapie face à ses patients avant et après la parution de ce décret massacreur ? Je me surprends pour l'instant à me situer dans la dénégation ? ou à me raccrocher névrotiquement aux dérogations transitoires encore bien peu définies qui finalement ne m'interdisent pas, au sens fort, dans l'immédiat d'exercer. Mais jusqu'à quand ? Cinq ans ? Je ne crains que cela n'aille bien plus vite et que la sentence soit bien plus radicale. Si, comme certains ont pu le penser en première réaction sur le forum de la FFPP, ce n'est que le titre de psychothérapeute et non l'exercice qui est défendu par ce décret, et si certains ont fait de cela une analogie rassurante pour l’exercice, par notre profession de la psychothérapie, analogie avec les dispositions qui régissent (seulement) notre profession et non, son exercice, ils ont tout faux. Concernant l’exercice professionnel de la psychologie nous n'avons pas pu ou su ou voulu et ne pouvons pas et savons pas et ne voulons pas manifestement le protéger. En revanche concernant l'exercice de la psychothérapie, désormais acte médical, ce sera tout autre chose. La protection émanera de ce puissant corps médical phagocytant exhaustivement la santé, qui n'hésitera pas, quand il ne pourra pas se rabattre sur l'usurpation du titre, à faire jouer l'exercice illégal de la médecine. Danger qui pour nous, a en droit (rarement en fait) toujours était présent, on l’a trop souvent oublié, mais qui par, ce sacré discrédit de ce petit décret massacreur est aujourd’hui magnifié. Aussi deux perspectives s'offrent à nos yeux nous psychologue qui prenions le risque professionnel d’exercer la psychothérapie, se plier à ces soi-disant formations complémentaires d'une psychopathologie neuroscientiste appliquée - qui pour beaucoup d'entre-nous, nous a été longuement enseigné comme science fondamentale dans les facultés de science précisément (pourquoi diable aurait-elle du être appliquée puisque nous nous destinions pas à devenir psychiatre ?), ou rejoindre au nom d'une éthique de la liberté de penser et de panser, les soi-disant charlatans, accompagné de Florent Pagny sans doute, en s'écartant délibérément de cette éthique étatique uniformisant le psychisme (humain). Sans doute suis-je pour l'heure, même préparé, en état de choc post-traumatique pour repérer une troisième voie, en tout cas, je ne crains, que dis-je je suis sûr (c'est rare) que les principales problématiques qui ont faussement motivé la défense de ce titre de psychothérapeute (et du même coup son exercice comme nous l'avons vu), à savoir, les dangers que représentent les dits charlatans, avec leur manipulation mentale et emprise sectaire se retrouveront, contrairement aux effets faussement attendus, extrêmement amplifiées dans les faits, sous couvert d'alléchantes et nouvelles appellations, et même finalement confortées face à ce qu'il faut bien reconnaître comme un rapt médical de la subjectivité.
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